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Guide pour vos croisières et séjours plongée à Raja Ampat en Indonésie

Le sommet du Triangle de corail : 1 600 espèces de poissons, des passes à mantas et des récifs intacts, en croisière ou depuis un écolodge de Waigeo.

Raja Ampat est surnommé « The Last Paradise », et ce n'est pas par hasard : c'est ici que se trouve la zone qui possède la plus grande biodiversité marine de la planète. Le paradis des plongeurs : plus de 1 600 espèces de poissons et environ 550 espèces de coraux durs, soit près de 75 % des coraux connus au monde, concentrés sur un archipel de 1 500 îles au nord-ouest de la Papouasie indonésienne. Un chiffre résume cette densité : lors d'une plongée au Cape Kri en 2012, l'ichtyologue Gerry Allen a recensé 374 espèces de poissons, record mondial jamais égalé sur un site unique.

Le nom Raja Ampat signifie « les quatre rois », en référence aux quatre grandes îles de l'archipel : Waigeo, Batanta, Salawati et Misool. Entre elles s'étendent des centaines de karsts couverts de jungle, des lagons turquoise et des passes balayées par les courants. C'est ce brassage permanent, à la charnière du Pacifique et de l'océan Indien, qui nourrit les récifs et explique la biodiversité du lieu.

Deux façons de plonger l'archipel coexistent. La croisière plongée reste la formule de référence : elle seule donne accès à Misool, aux îles Fam et aux zones les plus reculées du nord. Le séjour à terre, dans un écolodge de Waigeo ou du détroit de Dampier, revient moins cher et convient à ceux qui préfèrent garder un pied sur la terre ferme. Ce guide détaille les sites, les conditions, la saison et les formalités pour préparer votre voyage plongée à Raja Ampat.

En bref : la plongée à Raja Ampat

  • Destination : Indonésie, Papouasie occidentale, archipel de Raja Ampat (Waigeo, Batanta, Salawati, Misool)
  • Type de plongée : récifs coralliens, dérive dans les passes, pinacles isolés, jetées et fonds noirs pour la macro
  • Niveau requis : plongeur autonome (N2 ou Advanced Open Water) et une cinquantaine de plongées en croisière ; en séjour à terre, les sites abrités permettent aussi de débuter et de se former
  • Faune emblématique : raies mantas récifales et océaniques, requins wobbegong, requins-bambous marcheurs, hippocampes pygmées, poissons-pipes fantômes, bancs de carangues, de barracudas et de fusiliers
  • Saison : d'octobre à avril, avec un pic mantas de décembre à février
  • Température de l'eau : 27 à 30 °C toute l'année, une combinaison 3 mm suffit
  • Visibilité : 15 à 30 m en moyenne, souvent au-delà en saison sèche
  • Hébergement : cabine à bord d'un bateau de croisière plongée, ou bungalow sur pilotis dans un écolodge de Waigeo
  • Budget indicatif : comptez de l'ordre de 1 900 à 2 700 € pour un séjour à terre de 7 à 10 nuits, et de 3 500 à 4 600 € pour une croisière de 6 à 12 nuits, par personne et hors vols
  • Accès : aéroport de Sorong (SOQ) via Jakarta ou Makassar, environ 24 à 30 h de trajet depuis la France

Pourquoi choisir Raja Ampat pour plonger

Raja Ampat se situe au cœur du Triangle de corail, la zone océanique la plus biodiverse du globe, et elle en occupe le sommet. Les chiffres parlent d'eux-mêmes, mais ce qui frappe sous l'eau, c'est autre chose : la densité. Les récifs sont couverts à 100 %, sans zones mortes, avec des coraux mous en éventail qui se déploient dès que le courant se lève.

  • Une biodiversité sans équivalent. Plus de 1 600 espèces de poissons et environ 550 espèces de coraux durs recensées, contre environ 300 sur la Grande Barrière australienne. Chaque plongée mélange le très petit et le très gros.
  • Des récifs en bonne santé. L'archipel est protégé par un réseau d'aires marines gérées localement, financé par la taxe d'entrée payée par chaque plongeur. Les villages riverains sont associés à cette gestion, ce qui explique l'état des récifs par rapport à d'autres zones indonésiennes.
  • Macro et pélagique dans la même journée. Vous pouvez chercher un hippocampe pygmée de 1,5 cm sur une gorgone le matin, puis vous accrocher au récif face à un ballet de mantas l'après-midi. Peu de destinations offrent ce grand écart.
  • Une fréquentation encore mesurée. Le nombre de bateaux et de lodges reste limité par les autorisations locales. Sur la plupart des sites, vous plongez seuls ou avec une seule autre palanquée.
  • Des paysages de surface à la hauteur. Les archipels de Wayag, de Piaynemo et des Fam, avec leurs pitons calcaires émergeant de lagons peu profonds, sont l'autre raison de venir. Les intervalles de surface se passent en kayak ou sur un point de vue.

Si vous construisez un voyage plongée plus large en Asie du Sud-Est, Raja Ampat se combine bien avec le reste de la plongée en Indonésie, notamment le sud de Sulawesi. Sur place, il est également possible de combiner une croisière et un séjour à terre pour rentabiliser au mieux le voyage.

Les sites de plongée de Raja Ampat, du détroit de Dampier à Misool

L'archipel se plonge par zones, séparées par plusieurs heures de navigation. Une croisière en enchaîne deux ou trois, un séjour à terre se concentre sur une seule.

Le détroit de Dampier, le cœur battant de l'archipel

Le détroit de Dampier sépare Waigeo de Batanta et concentre les sites les plus célèbres de Raja Ampat. C'est ici que se trouve le Cape Kri et son record de 374 espèces recensées en une plongée. Le courant y accélère à chaque marée et rassemble les bancs : carangues, barracudas, thazards, fusiliers en nuages compacts. Blue Magic et Sardine Reef sont deux pinacles où l'on se pose au crochet de récif pour regarder passer le trafic, avec des requins pointes noires et parfois une manta océanique. Mioskon abrite des wobbegongs posés sous les tables coralliennes et une colonie de roussettes dans les arbres au-dessus. Manta Sandy est la station de nettoyage de référence pour les mantas récifales, avec un protocole strict de positionnement derrière une ligne de cailloux. La jetée d'Arborek, enfin, est l'un des plus beaux sites de faible profondeur au monde pour la photo, avec ses piliers tapissés de coraux mous et ses bancs de poissons-verres.

Misool, au sud

Misool offre les récifs les plus colorés de Raja Ampat et un paysage de lagons karstiques exceptionnel. Boo Windows doit son nom aux deux ouvertures percées dans un rocher, à travers lesquelles passent les plongeurs et la lumière. Four Kings aligne quatre pinacles couverts de gorgones et de coraux mous. Magic Mountain, aussi appelé Shadow Reef, est le meilleur site de l'archipel pour croiser une manta océanique, avec des individus de plus de 5 m d'envergure aux stations de nettoyage. Nudi Rock et Yilliet complètent la zone. Misool se rejoint en une nuit de navigation depuis Sorong et reste inaccessible en séjour classique depuis le nord.

Les Fam, Penemu et le nord de Waigeo

Entre Dampier et l'extrême nord, le groupe des Fam abrite Melissa's Garden, un jardin de coraux durs d'une santé remarquable, plongeable sans courant fort et souvent cité comme le plus beau récif corallien de l'archipel. Plus au nord, Wayag et ses centaines de pitons calcaires ne se visitent qu'en croisière longue, et se plongent moins qu'ils ne se contemplent depuis un sommet. Kawe et Aljui Bay, dans la même zone, offrent respectivement de la dérive musclée et de la plongée sur fonds noirs.

Batanta et les fonds noirs

Batanta et les baies abritées du sud de Waigeo sont le terrain de la macro. Sur ces fonds sombres vivent des poissons-pipes fantômes, des hippocampes, des poissons-grenouilles, des nudibranches et le requin-bambou marcheur de Raja Ampat, une espèce endémique qui se déplace sur ses nageoires pectorales et se cherche de nuit en faible profondeur. C'est le contrepoint parfait aux passes à courant du détroit de Dampier.

Conditions de plongée à Raja Ampat : courant, visibilité, température

Le courant est l'élément déterminant de la plongée à Raja Ampat. Il est ce qui rend les récifs aussi vivants, et ce qui impose un niveau minimum en croisière : la plupart des bateaux demandent un N2 ou un Advanced Open Water avec une cinquantaine de plongées, certains acceptant un N1 sous conditions. Les écolodges du détroit de Dampier sont plus souples, leurs sites abrités se plongeant à tous les niveaux, formation comprise. Sur les sites du détroit de Dampier et sur les pinacles de Misool, le courant peut dépasser 2 nœuds et changer de sens en cours de plongée. Les guides planifient les immersions en fonction des marées et les mises à l'eau se font en bascule arrière, immersion immédiate, avec regroupement rapide de la palanquée.

Le crochet de récif est indispensable. Il permet de s'ancrer sur une zone morte du substrat et de rester immobile face au courant pendant que la vie défile. Un parachute de palier et un sifflet ou un signal sonore sont exigés par la plupart des bateaux, l'archipel étant vaste et les récupérations parfois éloignées du point de mise à l'eau.

La température de l'eau reste comprise entre 27 et 30 °C toute l'année. Une combinaison 3 mm suffit pour la plupart des plongeurs, mais beaucoup passent en 5 mm au fil des plongées quotidiennes répétées, ou ajoutent un top néoprène. La visibilité oscille entre 15 et 30 m selon la marée et le site, avec des pointes au-delà de 30 m en saison sèche. Elle baisse légèrement en pleine saison mantas : l'eau chargée en plancton qui attire les raies est aussi celle qui trouble un peu la vue. C'est un échange que la plupart des plongeurs acceptent volontiers.

Le nitrox est disponible sur la quasi-totalité des bateaux et des lodges, parfois offert aux plongeurs certifiés, parfois en supplément. Il est vivement conseillé compte tenu du rythme, avec un profil qui reste rarement au-delà de 25 m mais se répète trois à quatre fois par jour pendant huit à treize jours.

Climat et meilleure période pour plonger à Raja Ampat

La meilleure période pour plonger à Raja Ampat s'étend d'octobre à avril, quand la mer est la plus calme, la visibilité la meilleure et l'activité des mantas la plus forte. C'est la fenêtre pendant laquelle la flotte de croisière est présente sur l'archipel.

De décembre à février, les eaux se chargent de plancton et rassemblent les mantas en nombre sur les stations de nettoyage de Manta Sandy et de Magic Mountain. C'est la période la plus demandée, à réserver plusieurs mois à l'avance. De mars à avril, la visibilité se dégage, les mers restent calmes et la fréquentation retombe : c'est souvent le meilleur compromis.

De mai à septembre, la mousson du sud-est renforce le vent et la houle, particulièrement dans le sud de l'archipel. Misool devient difficile d'accès et la plupart des bateaux de croisière rejoignent d'autres zones indonésiennes. Le nord, autour du détroit de Dampier et de Waigeo, reste plongeable depuis les lodges avec des conditions correctes. Juillet et août sont les mois les plus venteux, à éviter si votre priorité est le confort de navigation.

Le climat est équatorial, chaud et humide toute l'année, avec des températures de l'air de 27 à 32 °C et des averses possibles en toute saison. Il n'y a pas de saison sèche marquée au sens strict, la différence tient surtout au vent et à l'état de la mer.

Croisière ou séjour à terre : comment choisir à Raja Ampat

La croisière plongée est la formule qui exploite le mieux Raja Ampat, parce que les zones sont éloignées les unes des autres et que les meilleurs sites ne sont pas atteignables depuis un point fixe. Sur huit à treize jours, un bateau enchaîne le détroit de Dampier, Penemu, Farondi et Misool, avec trois à quatre plongées par jour et aucun trajet quotidien en bateau rapide. Comptez 20 à 25 immersions sur une croisière de 10 jours. C'est aussi la seule manière de plonger Wayag ou Kofiau.

Le séjour à terre, dans un écolodge de Waigeo, de Kri ou de Gam, coûte sensiblement moins cher et convient si vous voyagez à deux dont un seul plonge, si vous préférez éviter la vie en cabine, ou si vous venez pour une durée courte. Vous plongez alors deux à trois fois par jour sur les sites du détroit de Dampier, ce qui représente déjà le meilleur de l'archipel en termes de densité de vie, certaines formules autorisant la plongée illimitée sur le récif maison. En contrepartie, Misool et le nord restent hors d'atteinte, et les trajets quotidiens en bateau rapide peuvent atteindre une heure.

Beaucoup de plongeurs combinent les deux : une semaine de croisière suivie de quelques jours à terre pour décompresser avant le vol retour, ou l'inverse. Votre Expert Local Trip Adékua peut arbitrer selon la période, votre niveau et votre budget, et ajuster l'itinéraire du bateau en fonction de ce que vous voulez voir.

À quoi ressemble une journée de plongée à Raja Ampat

Sur une croisière, la journée est calée sur les marées. Réveil vers 5 h 30, briefing et première plongée au lever du jour, quand les prédateurs chassent et que le courant est encore lisible. Petit-déjeuner au retour, puis deuxième plongée en milieu de matinée sur un site voisin. Les guides sont multilingues à bord de plusieurs bateaux, français inclus. Le bateau navigue pendant le déjeuner et l'intervalle de surface, souvent avec une escale à terre : village, point de vue sur un lagon, kayak dans une baie.

Troisième plongée en milieu d'après-midi, puis plongée de nuit ou de crépuscule pour ceux qui le souhaitent, en général sur une jetée ou un fond sableux à la recherche du requin-bambou marcheur et des nudibranches. Dîner à bord, débriefing des photos, et coucher tôt. Le rythme est soutenu, 20 à 25 immersions sur dix jours représentent une charge réelle, et c'est aussi pour cela que le nitrox et une journée sans plongée avant le vol retour sont recommandés.

En séjour à terre, la journée s'organise autour de deux sorties, matin et après-midi, avec retour au lodge entre les deux. Le rythme est plus souple et laisse de la place pour le snorkeling sur le récif maison, souvent excellent dans le détroit de Dampier.

Informations pratiques pour votre voyage plongée à Raja Ampat

Formalités administratives

Les ressortissants français, belges et suisses obtiennent un visa à l'arrivée en Indonésie, valable 30 jours et extensible une fois pour 30 jours supplémentaires. Le tarif est de 500 000 IDR (environ 30 €), payable en ligne avant le départ via le portail e-VOA officiel, ou à l'arrivée en espèces ou par carte. Le passeport doit être valable au moins 6 mois après la date d'entrée et comporter une page vierge.

À cela s'ajoute la taxe d'entrée du parc marin de Raja Ampat, obligatoire pour tout visiteur étranger. Elle finance la surveillance des récifs et les communautés locales. Son barème a été revu en 2026 : comptez de l'ordre de 1 700 000 IDR par personne, soit environ 80 à 85 € en 2026, permis de parc et billet visiteur compris. Elle se règle en espèces, en roupies, et le bateau ou l'écolodge s'occupe généralement de la démarche pour vous. Confirmez le montant en vigueur avec votre Expert Local avant le départ.

Une assurance plongée couvrant le caisson hyperbare et le rapatriement est exigée par tous les bateaux. C'est une exigence sérieuse ici : le caisson le plus proche se trouve à Sorong, et une évacuation depuis Misool prend du temps.

Vols et accès

Il n'existe aucun vol direct entre l'Europe et Raja Ampat. Le trajet se fait en trois vols : un vol long-courrier vers Jakarta avec une escale au Moyen-Orient ou en Asie, puis un vol intérieur vers Sorong (SOQ), directement ou via Makassar. Comptez environ 24 à 30 h de porte à porte depuis Paris, Bruxelles ou Genève, et prévoyez une nuit à Jakarta ou à Makassar si votre correspondance est serrée : les vols intérieurs vers Sorong partent souvent au petit matin.

Depuis Sorong, les croisières embarquent directement au port, à quelques minutes de l'aéroport. Pour un séjour à terre, un ferry rapide rejoint Waisai, sur Waigeo, en environ 2 h, puis un transfert en bateau vous conduit à l'écolodge. Attention, les navettes vers les îles ne circulent pas tous les jours : le dimanche et le mercredi le plus souvent, mais le calendrier varie d'un écolodge à l'autre.

Sur le matériel, les compagnies indonésiennes appliquent des franchises bagages plus restrictives que les long-courriers, souvent 20 kg en soute. Un équipement de plongée complet dépasse vite cette limite : achetez le supplément bagage à l'avance, il est bien moins cher qu'au comptoir. Certaines compagnies, Garuda notamment, prévoient une franchise plus large pour les plongeurs : vérifiez les conditions en vigueur auprès de la compagnie au moment de réserver, elles changent d'une saison à l'autre.

Sur place : argent, langue, connexion

  • Monnaie : la roupie indonésienne (IDR). Les distributeurs se trouvent à Sorong et à Waisai, pas au-delà. Retirez tout le liquide nécessaire avant d'embarquer, taxe de parc et pourboires compris.
  • Décalage horaire : Raja Ampat vit à l'heure de la Papouasie (UTC+9), soit 7 h de plus qu'en France l'été et 8 h l'hiver.
  • Langue : indonésien et papou local. L'anglais est pratiqué par les équipes de plongée, rarement dans les villages.
  • Connexion : très limitée en dehors de Sorong et de Waisai. Certains bateaux et écolodges disposent d'une liaison satellite ou du wifi, beaucoup non. Prévenez vos proches avant le départ.
  • Électricité : 230 V, prises de type C et F, identiques aux prises françaises.

Équipement à prévoir

Au-delà de votre matériel habituel, quelques éléments sont spécifiques à Raja Ampat : un parachute de palier long avec dévidoir, un signal sonore, une combinaison 3 mm avec cagoule fine pour les plongées répétées, et une lampe pour les plongées de nuit et pour éclairer les surplombs. Les photographes trouveront à Raja Ampat le terrain idéal pour un grand angle avec dôme, mais gardez de la place pour un objectif macro : les fonds noirs de Batanta valent le déplacement à eux seuls.

Si Raja Ampat vous a donné le goût des destinations éloignées et des récifs préservés, la suite logique se trouve du côté de la Papouasie-Nouvelle-Guinée ou de Palau, deux terrains de plongée du Pacifique occidental de la même famille.

Mes meilleurs trips Raja Ampat

Raja Ampat : Quelle est la meilleure période ?

Jan. Fév. Mar. Avr. Mai Jui. Jui. Aoû. Sep. Oct. Nov. Déc.
Top mois
Bon mois

FAQ (questions fréquentes)

  • La meilleure période pour plonger à Raja Ampat s'étend d'octobre à avril, quand la mer est calme, la visibilité au maximum et les mantas les plus présentes. Décembre à février concentre le pic d'activité des raies mantas sur les stations de nettoyage, avec une eau plus chargée en plancton. Mars et avril offrent le meilleur compromis entre visibilité, calme et fréquentation. De mai à septembre, la mousson du sud-est rend le sud de l'archipel difficile d'accès et la plupart des bateaux de croisière quittent la zone.

  • Le niveau requis dépend de la formule. En croisière, Raja Ampat demande un plongeur autonome, N2 français ou Advanced Open Water, avec environ 50 plongées au compteur et une expérience réelle de la plongée dérivante : les courants du détroit de Dampier et des pinacles de Misool dépassent 2 nœuds et changent de sens en cours de plongée. En séjour à terre, les écolodges travaillent sur des sites plus abrités et accueillent aussi les plongeurs peu expérimentés, formation comprise. Votre Expert Local Trip Adékua vérifie les prérequis du bateau ou du lodge avant la réservation.

  • Oui, le courant est la signature de Raja Ampat et il est indissociable de la richesse des récifs. Sur les sites les plus exposés, il dépasse régulièrement 2 nœuds. Les guides planifient chaque plongée selon les marées, les mises à l'eau se font en bascule arrière avec immersion immédiate, et le crochet de récif est indispensable pour se stabiliser face au flux. Certains sites abrités, comme les fonds noirs de Batanta ou Melissa's Garden, se plongent en revanche sans courant notable.

  • Raja Ampat abrite plus de 1 600 espèces de poissons et environ 550 espèces de coraux durs. Les rencontres emblématiques sont les raies mantas récifales et océaniques, ces dernières atteignant plus de 5 m d'envergure à Magic Mountain, les requins wobbegong posés sous les tables coralliennes, et le requin-bambou marcheur, endémique de l'archipel, qui se déplace sur ses nageoires. S'y ajoutent hippocampes pygmées, poissons-pipes fantômes, poissons-grenouilles, tortues, requins de récif et bancs denses de carangues, barracudas et fusiliers.

  • L'eau reste comprise entre 27 et 30 °C toute l'année à Raja Ampat, une combinaison 3 mm suffit donc pour la plupart des plongeurs. Beaucoup passent en 5 mm ou ajoutent un top néoprène au fil des plongées quotidiennes répétées. La visibilité oscille entre 15 et 30 m selon la marée et le site, avec des pointes au-delà de 30 m en saison sèche. Elle baisse légèrement de décembre à février, quand le plancton qui attire les mantas trouble un peu l'eau.

  • Comptez de l'ordre de 3 500 à 4 600 € par personne pour une croisière plongée à Raja Ampat de 6 à 12 nuits, et de 1 900 à 2 700 € pour un séjour à terre en écolodge de 7 à 10 nuits, dans les deux cas hors vols internationaux. L'écart tient à la durée, au standing du bateau et à la zone couverte : un itinéraire incluant Misool coûte plus cher qu'un circuit limité au détroit de Dampier. À ce budget s'ajoutent la taxe d'entrée du parc marin, la location de matériel, les pourboires d'équipage et, selon les formules, le vol intérieur jusqu'à Sorong.

  • La croisière est la formule la plus adaptée à Raja Ampat, parce que les zones de plongée sont éloignées les unes des autres et que Misool, les Fam et Wayag ne sont pas accessibles depuis un point fixe. Sur huit à treize jours, vous enchaînez trois à quatre plongées par jour sans trajet quotidien en bateau rapide. Le séjour à terre, dans un écolodge de Waigeo, de Kri ou de Gam, revient nettement moins cher, convient aux couples dont un seul plonge et donne accès aux sites du détroit de Dampier, qui restent les plus denses de l'archipel.

  • Sur une croisière plongée à Raja Ampat, le rythme est de trois à quatre plongées par jour, soit 20 à 25 immersions sur une croisière de 10 jours : une au lever du jour, une en milieu de matinée, une en milieu d'après-midi, et une plongée de nuit ou de crépuscule pour ceux qui le souhaitent. En séjour à terre, comptez deux à trois sorties guidées par jour, certaines formules autorisant en plus la plongée illimitée sur le récif maison. Le nitrox est vivement conseillé, et il faut prévoir une journée sans plongée avant le vol retour.

  • Il n'existe aucun vol direct entre l'Europe et Raja Ampat : le trajet se fait en trois vols, avec un long-courrier vers Jakarta via le Moyen-Orient ou l'Asie, puis un vol intérieur vers Sorong (SOQ), directement ou via Makassar. Comptez 24 à 30 h de porte à porte depuis Paris, Bruxelles ou Genève. Les croisières embarquent au port de Sorong, à quelques minutes de l'aéroport. Pour un séjour à terre, un ferry rapide rejoint Waisai en environ 2 h, suivi d'un transfert en bateau.

  • Oui, les ressortissants français, belges et suisses ont besoin d'un visa à l'arrivée pour entrer en Indonésie, valable 30 jours et extensible une fois pour 30 jours supplémentaires. Il coûte 500 000 IDR (environ 30 €) et s'obtient soit en ligne avant le départ via le portail e-VOA officiel, soit à l'arrivée en espèces ou par carte. Le passeport doit être valable au moins 6 mois après la date d'entrée et comporter une page vierge.

  • Oui, tout visiteur étranger doit s'acquitter de la taxe d'entrée du parc marin de Raja Ampat, qui finance la surveillance des récifs et les communautés locales. Son barème a été revu en 2026 : comptez de l'ordre de 1 700 000 IDR par personne, soit environ 80 à 85 €, permis de parc et billet visiteur compris. Elle se règle en espèces, en roupies, et le bateau ou l'écolodge prend en charge la démarche. Prévoyez le liquide avant d'embarquer : il n'y a pas de distributeur au-delà de Waisai.

  • Mieux vaut un minimum d'expérience pour profiter pleinement de Raja Ampat, et c'est une condition ferme en croisière. En séjour à terre, en revanche, les conditions sont plus calmes et il est tout à fait possible de s'initier à la plongée dans un décor de rêve. Un plongeur récemment certifié peut aussi être accepté sous conditions sur certaines croisières, avec un encadrement renforcé. Pour une première expérience tropicale et une première formation, orientez-vous plutôt vers la plongée à Bali ou vers la mer Rouge, et gardez Raja Ampat pour plus tard.

  • Oui, plusieurs bateaux de croisière de la sélection Trip Adékua embarquent des guides multilingues parlant français, aux côtés de l'anglais et de l'indonésien. La langue de travail dominante sous l'eau reste toutefois l'anglais, et l'encadrement francophone n'est pas garanti sur toutes les formules ni dans tous les écolodges. Votre Expert Local vous indique, selon vos dates, les départs qui disposent d'un guide francophone à bord.

  • Oui, une assurance couvrant le traitement en caisson hyperbare et le rapatriement sanitaire est exigée par tous les bateaux et écolodges de Raja Ampat, et il faut en présenter l'attestation à l'embarquement. Cette exigence n'a rien de formel : le caisson le plus proche se trouve à Sorong et une évacuation depuis Misool ou le nord de Waigeo demande plusieurs heures. Vérifiez que votre contrat couvre bien la profondeur et le nombre de plongées prévus.

Anthony

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