Tahiti et plus généralement la Polynésie française est une destination de rêve pour la plongée sous-marine.
Composé de nombreuses îles cerclées de lagons translucides, ce territoire du Pacifique est encore très authentique et présente de très belles surprises avec des paysages magnifiques et une nature luxuriante. Vous découvrirez une ambiance détendue et hors du temps, au milieu des cocotiers, des Tiare Tahiti et autres plantes endémiques très parfumées.
Question plongée, la Polynésie regorge de très beaux sites très différents à Tahiti, Moorea, Bora Bora, Rangiroa, Fakarava, Raiatea et Tikehau. Vous plongerez aussi bien dans le calme lagon près d’épaves échouées, dans de vertigineuses failles, qu’en dérive dans les courants de larges passes. Avec une faune très variée, les plongeurs pourront observer des plus petites espèces comme les colorés poissons clowns aux plus grandes comme les époustouflants requins citron, raies Manta et autres requins tigre. Je vous promets de magnifiques sensations pendant votre séjour plongée en Polynésie.
La plongée en Polynésie française en bref
Budget : de 2 733 € à 7 666 € par personne selon la formule, hors vols internationaux
Durée : de 8 jours pour une croisière à 19 jours pour un circuit multi-îles
Trajet depuis Paris : une escale obligatoire et une journée complète de voyage, sur Air France ou Air Tahiti Nui
Saison : toute l’année, avec août, septembre et octobre en pointe pour les baleines à bosse
Température de l’eau : environ 27 °C toute l’année
Température de l’air : de 26 à 28 °C
Niveau requis : accessible aux débutants dans les lagons, plongeur autonome et à l’aise dans le courant pour les passes
Îles à plonger : Tahiti, Moorea, Bora Bora, Raiatea, Rangiroa, Fakarava, Tikehau
Îles de la Société et atolls des Tuamotu, deux plongées qui n’ont rien à voir
La Polynésie se plonge en deux temps, et c’est l’arbitrage principal d’un séjour. Les îles de la Société, autour de Tahiti, Moorea, Bora Bora et Raiatea, sont des îles hautes ceinturées d’un lagon. On y plonge dans une eau calme, sur des tombants, des jardins de corail et des épaves échouées à faible profondeur. Les raies manta s’y croisent toute l’année, notamment du côté de Bora Bora et de Maupiti.
Les Tuamotu changent complètement de registre. Rangiroa, Fakarava et Tikehau sont des atolls, des anneaux de corail posés sur le Pacifique et reliés à l’océan par des passes. C’est là que se joue la plongée polynésienne la plus intense, avec la passe de Tiputa à Rangiroa et le mur de requins de Fakarava. Un même voyage peut associer les deux univers, et c’est ce que font la plupart des circuits multi-îles en bungalow, sur deux à trois semaines.
La faune suit ce découpage. Autour de Moorea, ce sont les requins citron qui marquent les immersions, avec les tortues et les jardins de corail du lagon. Dans les Tuamotu, la densité change d’échelle : bancs de requins gris dans le courant des passes, dauphins qui jouent dans les vagues de Tiputa, loches marbrées quand vient leur période de reproduction. La visibilité, elle, compte parmi les plus belles de la planète sur l’ensemble du territoire.
Les passes : courant, dérive et niveau requis
Le niveau requis dépend entièrement du site choisi. Dans les lagons, la plongée est accessible aux débutants comme aux plongeurs confirmés : peu de profondeur, pas de courant, une visibilité qui porte loin. C’est le terrain idéal d’un baptême, d’une remise à niveau ou d’une plongée en famille.
Les passes demandent autre chose. Elles se plongent en dérive, portées par le courant de marée qui pousse l’eau du large vers le lagon, et il faut être à l’aise dans ce mouvement pour en profiter. Les centres calent le créneau sur la marée et regroupent les plongeurs par niveau. Si les passes sont votre objectif, arrivez autonome et à l’aise avec votre stabilisation. Pour les plongeurs les plus engagés, il existe une formule de deux semaines en recycleur dans les Tuamotu.
Un point qui compte quand on ne part pas seul : le lagon polynésien se prête au snorkeling et à l’apnée aussi bien qu’à la plongée bouteille. Un conjoint ou des enfants non plongeurs ne restent pas à quai, ils suivent une bonne partie du programme depuis la surface. Les sorties d’observation des baleines, elles, se font au tuba et sont ouvertes à tout le monde. Le nitrox est proposé sur la majorité des séjours pour ceux qui enchaînent les immersions.
Calendrier par espèces
Baleines : août à début novembre
Requins marteaux : janvier à avril
Requins tigre : juin à novembre
Raies manta : toute l’année (Bora, Maupiti…)
Reproduction des loches marbrées : Tuamotu uniquement (en juin selon la lune)
La plongée se pratique toute l’année en Polynésie : l’eau tourne autour de 27 °C sur les douze mois et l’air se tient entre 26 et 28 °C. Ce qui change d’un mois à l’autre, ce n’est pas le confort, c’est la faune. Août, septembre et octobre concentrent le plus de demandes parce que les baleines à bosse sont là et que les sorties d’observation se combinent aux plongées. Un voyage centré sur la rencontre avec les baleines se cale sur cette fenêtre.
Budget, durée et trajet : ce qu’il faut prévoir
Comptez de 2 733 € à 7 666 € par personne selon la formule. Retenez surtout que ces montants sont hors vols internationaux : le billet Paris / Papeete se réserve à part et pèse lourd dans l’enveloppe finale. C’est la particularité de la Polynésie et la première chose à intégrer quand on la compare à une semaine en mer Rouge.
Côté durée, l’offre va de 8 jours pour une croisière dans les îles de la Société à 19 jours pour un circuit qui enchaîne Tahiti, Bora Bora, Tikehau, Rangiroa et Fakarava. Le format de 14 à 16 jours reste le meilleur compromis : la Polynésie se mérite en temps de trajet, et repartir au bout d’une semaine laisse un goût d’inachevé. Les vols entre les îles et les atolls sont assurés par le réseau aérien domestique et sont généralement inclus dans le prix du séjour.
Reste l’arbitrage entre circuit terrestre et croisière. Le circuit vous fait dormir à terre, en bungalow ou en pension, et change d’île tous les quatre ou cinq jours : vous voyez le pays autant que les fonds. La croisière supprime les transferts et vous amène sur des sites que l’on n’atteint pas depuis la côte, mais elle vous enferme sur une zone. Les formules qui marchent le mieux font les deux, avec une semaine à terre puis une croisière dans les Tuamotu ou aux îles de la Société complétées par Fakarava.
Le trajet depuis Paris impose une escale et une journée complète de voyage, sur Air France ou Air Tahiti Nui. Si cette escale se fait aux États-Unis, une autorisation ESTA payante devient obligatoire. Le passeport est requis, aucun vaccin particulier n’est demandé, et une taxe de séjour de 50 à 150 xpf par jour et par personne (soit 0,42 à 1,26 €) se règle sur place selon le classement de l’hébergement. Inutile de vous charger de votre matériel : les centres polynésiens équipent les plongeurs, et alléger ses bagages sur un vol aussi long fait une vraie différence.
La Polynésie ne se limite pas à la plongée
Tahiti et les îles sont un terrain de jeu extraordinaire pour des croisières en catamaran dans les îles, à faire absolument si vous avez le temps de prolonger. Les sports de glisse y ont aussi toute leur place, avec le kitesurf dans les lagons et le surf sur les vagues de récif.
Beaucoup de voyageurs combinent d’ailleurs les deux et terminent leur séjour par une croisière en catamaran à Tahiti et dans les îles, une fois les plongées faites.